Les aides régionales pour digitaliser l’offre touristique

Démarches en ligne, visites connectées, outils numériques pour réserver ou explorer : la digitalisation fait désormais partie du quotidien touristique local. Mais transformer l’offre touristique, cela coûte cher. Les aides régionales jouent ici un rôle clé pour aider les acteurs du secteur à franchir le pas vers le tourisme numérique.
Notre article en quelques points clés
- Les aides régionales : moteur essentiel pour accompagner la digitalisation du secteur touristique.
- Quels sont les projets éligibles ? De la création d’offres numériques à l’amélioration de l’accueil, en passant par l’innovation touristique.
- Bénéficiaires concernés : PME, associations, collectivités, exploitants agricoles, sites classés, prestataires d’activités…
- Montants et conditions : Subventions pouvant atteindre 50% des études et 20% des projets concrets, avec des plafonds dédiés.
- Exemples concrets : outils de gestion des flux, billetteries en ligne, parcours numériques et valorisation du patrimoine local.
Aides régionales : un levier incontournable pour la digitalisation de l’offre touristique
Dans de nombreuses régions françaises, la modernisation de l’offre touristique passe désormais par la mise en place d’outils numériques adaptés aux besoins de la filière. Qu’il s’agisse de sites patrimoniaux, d’hébergements ou d’activités de loisirs, tout le monde cherche à répondre à l’évolution des usages et à la montée en puissance du tourisme numérique.
Face à cette révolution, les aides régionales se placent en première ligne pour donner un coup de pouce décisif aux professionnels du secteur. Sur le terrain, les budgets d’investissement restent limités, notamment pour les petites structures rurales ou les associations de promotion touristique. Les régions proposent alors des dispositifs sur-mesure, fondés sur la complémentarité avec les subventions nationales et européennes.
Par exemple, en Bourgogne-Franche-Comté, comme dans la plupart des autres territoires, les subventions visent autant le financement de projets concrets (parcours interactif, application mobile, site de réservation en ligne) que les études amont (étude de fréquentation, audit de besoins numériques…).
L’appui régional s’inscrit aussi dans une logique de transition durable : de nombreux dispositifs lient le soutien à la digitalisation à des critères éco-responsables. Les actions favorisant la sobriété énergétique, l’accessibilité ou la valorisation du patrimoine local sont valorisées dans l’attribution des sommes.

En clair, les aides régionales ne servent pas seulement à financer des écrans ou des applications : elles participent à une mutuelle transformation du secteur touristique, où innovation, accueil et attractivité vont de pair.
Autre point notable : l’accompagnement ne se limite pas à l’investissement matériel. De plus en plus, les conseils régionaux proposent des dispositifs de formation, d’accompagnement au changement et de mises en réseau. Objectif ? Que la digitalisation ne reste pas une affaire de spécialistes ou de grandes villes, mais profite à toute la chaîne touristique, partout sur le territoire.
Dernier levier, souvent méconnu : les appels à projet annuels, qui nourrissent la dynamique locale. Ils permettent aux initiatives innovantes – billetterie dématérialisée, visites connectées, labellisation numérique — de se faire connaître et d’inspirer d’autres structures similaires. D’où un cercle vertueux pour la promotion touristique régionale.
Ces dispositifs s’ancrent dans la réalité vécue, où la réussite se mesure au bénéfice retiré par les visiteurs, mais aussi par les acteurs locaux : gestion facilitée, attractivité renforcée, intérêt renouvelé pour le territoire.
Quels projets sont éligibles aux subventions pour la transformation digitale ?
L’une des forces des aides régionales dédiées à la digitalisation de l’offre touristique, c’est leur capacité à s’adapter à des projets très concrets, directement reliés aux besoins du terrain. Les critères d’éligibilité visent à encourager la dynamique d’innovation tout en garantissant un réel impact local.
Les opérations soutenues couvrent un large spectre :
- Création d’offres numériques : développement de nouveaux parcours de visite interactifs, supports digitaux pour la découverte du patrimoine, applications mobiles, jeux de piste connectés.
- Amélioration de l’accueil et de la gestion : installation de borne d’accueil interactive, signalétique digitale, systèmes de gestion des flux, plateformes de réservation dématérialisée pour éviter les files d’attente.
- Renforcement de l’offre existante : modernisation d’un site touristique avec intégration d’outils numériques, audioguides connectés, site internet amélioré, création de contenu multimédia.
- Projets innovants et inclusifs : test de nouvelles expériences (réalité augmentée, valorisation interactive du patrimoine naturel, traduction automatique), dispositifs d’accessibilité digitale.
- Adaptation aux besoins émergents : offres adaptées aux mobilités douces, digitalisation des solutions d’accueil pour cyclotouristes, communication en temps réel en cas d’événement météo ou d’affluence imprévue.
Cette ouverture ne veut pas dire que tout projet sera financé. Les régions privilégient ceux qui ont une réelle plus-value pour le territoire, et qui misent sur l’innovation touristique durable. Par exemple, un petit musée qui met en place une expérience de visite enrichie, ou une structure de loisirs proposant un suivi numérique des parcours de randonnée, ont toutes leurs chances si leur projet s’inscrit dans la durée.
Des exigences sont clairement posées : l’impact écologique du projet, son accessibilité à différents publics, et surtout sa viabilité économique à moyen terme. Sur le terrain, des initiatives comme des châteaux ouverts via des visites virtuelles, ou des activités nautiques pilotées par réservation en ligne, figurent parmi les lauréats réguliers.
L’évaluation finale s’attache aussi à la capacité du projet à dynamiser la fréquentation hors saison, renforcer les retombées économiques pour le tissu local, et valoriser l’image du territoire dans la compétition nationale — voire internationale.
En définitive, la digitalisation devient ici un levier concret pour redonner du souffle à des destinations parfois en perte de vitesse, tout en modernisant l’expérience proposée aux visiteurs.

Qui peut bénéficier des financements régionaux pour la digitalisation touristique ?
Contrairement à une idée reçue, les dispositifs de financement régional ne s’adressent pas seulement aux grands acteurs. Le tissu local, fait de PME, d’associations, de collectivités, d’exploitants agricoles ou encore de prestataires indépendants, peut largement prétendre aux subventions pour la transformation digitale.
Les régions, conscientes de la diversité des profils du secteur touristique, ont défini des critères d’éligibilité souples mais précis. Ainsi, sont concernés :
- Entreprises touristiques : PME de tous secteurs, qu’elles relèvent de l’hébergement, de l’animation, ou de la restauration (hors SCI).
- Associations présentant au moins un salarié : souvent chargées de la promotion ou gestion d’un site.
- Exploitants agricoles : uniquement pour les projets d’agritourisme en lien avec l’activité principale.
- Collectivités territoriales, établissements publics : communes, communautés de communes et syndicats mixtes désireux de moderniser leur offre d’accueil.
- Sites reconnus : patrimoine classé UNESCO, Grands Sites de France, parcs nationaux…
- Opérateurs privés : prestataires d’activités de loisirs ou de pleine nature à entrée payante.
Le territoire visé est généralement celui de la région qui finance, et le dispositif peut moduler les modalités selon la taille de l’entreprise (moins de 5 salariés, jusqu’à 249) ou son ancienneté (moins de 3 ans, plus de 3 ans).
L’exemple de la Bourgogne-Franche-Comté, qui privilégie des projets tenant compte des contraintes économiques des petites structures, en témoigne. Sur place, une petite association patrimoniale et un prestataire de balades à vélo connecté peuvent bénéficier d’un même dispositif, à condition de respecter les critères de sélection.
Certains projets, particulièrement au croisement de l’agriculture et du tourisme (vente directe de producteurs, organisation de parcours à la ferme assistés par le numérique), trouvent aussi leur place. Cela favorise la diversité des offres, la valorisation des circuits courts, et la montée en gamme des expériences proposées aux visiteurs.
Pour vérifier leur éligibilité, les porteurs de projet sont invités à contacter les organismes gestionnaires. Souvent, une rencontre préalable permet d’affiner le dossier et d’orienter vers la meilleure formule de soutien.
Finalement, c’est bien l’ancrage local, la pertinence du projet et la capacité à co-construire avec d’autres acteurs du territoire qui feront la différence pour accéder aux fonds régionaux. La digitalisation ne doit jamais se faire au détriment du lien avec la réalité de terrain.
Combien peut-on obtenir ? Zoom sur les montants et conditions des subventions numériques
Quand on parle de digitalisation de l’offre touristique, la question du coût est cruciale. Si les ambitions sont grandes, les moyens financiers, eux, ne sont pas illimités. Les politiques régionales s’efforcent donc de proposer des subventions adaptées, calculées sur la base des dépenses “éligibles”, avec une attention particulière à la proportionnalité et à l’efficacité de l’investissement.
Deux grands types de financement se croisent :
- Subventions pour études touristiques : Elles couvrent jusqu’à 50% du budget total, dans la limite de 20 000 euros. Ces études (de faisabilité, de positionnement, d’impact) sont précieuses pour ne pas “lancer un projet numérique dans le vide”. Mais il faudra engager au moins 5 000 euros pour monter le dossier.
- Soutien aux projets concrets : Ici, l’aide régionale atteint 20% maximum des dépenses engagées, avec un plafond généralement situé à 45 000 euros. On parle alors de projets classiques (minimum 20 000 euros d’investissements) ou de créations purement numériques (palier abaissé à 10 000 euros).
Ces montants peuvent paraître modestes à l’échelle d’un grand site touristique, mais pour des offices de tourisme ruraux ou des structures moyennes, la subvention fait souvent la différence entre renoncer ou innover. Si l’on prend l’exemple d’un village patrimoine souhaitant numériser ses parcours de visite, les 20% de subvention apportés par la région couvrent facilement la création de contenu, l’achat de matériel ou le développement spécifique d’une application.
Attention, les critères d’engagement sont stricts : transparence budgétaire, plan de financement solide, conformité avec les objectifs (innovation, développement durable, impact local). Les porteurs de projets doivent démontrer que les investissements seront pérennes et que l’outil numérique ne restera pas une “coquille vide” ou un gadget.
Certains dispositifs intègrent aussi le recrutement de compétences – un aspect crucial de la transformation digitale. L’acquisition d’un logiciel de gestion, la formation à de nouveaux outils, ou l’accompagnement à la conduite du changement sont de plus en plus financés.
Ce système de subvention, couplé à d’autres aides nationales ou européennes (programmes LEADER, FEDER…), permet d’additionner plusieurs leviers. Les territoires les plus dynamiques savent ainsi jouer “en collectif” pour optimiser leurs investissements touristiques et numériques.
Enfin, pour garantir la réussite de la démarche, la plupart des régions accompagnent leurs aides financières d’un suivi technique. L’objectif : évaluer l’impact réel de la digitalisation et ajuster les dispositifs en fonction des retours de terrain.
Parcours d’innovations : exemples réels de projets soutenus par les aides régionales
Derrière les dispositifs, ce sont des histoires de territoire et des retours d’expérience concrets qui font la force de ces politiques. Regard sur quelques initiatives emblématiques qui montrent comment la digitalisation change la donne sur le terrain pour l’offre touristique.
Dans le Morvan, une petite association gérant un site archéologique a pu réaliser, grâce à une subvention régionale, une application mobile de parcours augmenté. Résultat : les visiteurs, souvent des familles, disposent d’un compagnon numérique pour découvrir le site à leur rythme. L’outil propose quiz, anecdotes, images 3D – et a permis de doubler la fréquentation en basse saison.
Côté patrimoine, un château ligérien classé UNESCO s’est vu aider pour installer une plateforme de billetterie en ligne, supprimant la problématique des files d’attente. Les équipes ont mutualisé la démarche avec d’autres monuments du secteur, créant ainsi un “pass digital” pour plusieurs visites. La circulation des visiteurs s’est trouvée fluidifiée, et l’accueil personnalisé renforcé grâce aux données d’usage collectées (dans le respect du RGPD).
Autre exemple marquant : un groupement d’exploitants agricoles en Haute-Saône a digitalisé son offre d’agritourisme via une interface de réservation et d’informations en temps réel sur la disponibilité des produits à la ferme. Cette transformation, encouragée par la région, a permis de vendre plus de paniers locaux et d’organiser des portes ouvertes à la demande, multipliant la visibilité tout en valorisant le travail des agriculteurs.
Enfin, certaines collectivités expérimentent les “sentiers connectés”, où des bornes interactives jalonnent des espaces naturels. Elles délivrent des infos multilingues ou en Langue des Signes, valorisant à la fois l’histoire et l’accessibilité du territoire rural. Là encore, le cofinancement par la région rend ces innovations accessibles à des petites communes, là où l’enjeu budgétaire reste crucial.
- Création de parcours numériques pour sites patrimoniaux
- Aménagement d’espaces d’accueil modernes dans les parcs naturels
- Déploiement de systèmes de réservation et de billetterie en ligne
- Mise en valeur d’expériences agritouristiques grâce au digital
- Promotion d’offres locales via les réseaux sociaux et les plateformes collaboratives
Ces exemples montrent que la digitalisation, pour peu qu’elle soit bien accompagnée, est désormais à la portée de tous les acteurs du tourisme local. Les aides régionales, bien ciblées, restent le meilleur moyen pour faire entrer durablement nos territoires dans l’ère du tourisme connecté.
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